rèves et actualités humanitaires

- 1 - REFORME – Lettre d'information du 03 mai 2017
 
Editorial de Nathalie Leenhardt


Oui, je voterai pour Emmanuel Macron le 7 mai et plutôt deux fois qu'une, façon de parler. D'abord, parce qu'il ne peut en être autrement pour résister au vote FN. Cette position face aux dangers de l'extrême droite est depuis toujours la ligne de Réforme,  depuis que ses fondateurs, des résistants autrement plus courageux que moi, se sont levés contre le monstre nazi. Résister au FN par notre vote me semble être la seule ligne à tenir, tant ce parti reste antidémocratique, haineux, fondé sur la culture du chef et le retour à l'ordre. Et les habits neufs du discours simpliste et séduisant de la fille cachent mal les racines du parti du père : refus du modernisme, rhétorique de l'ennemi, nationalisme, populisme, autant d'attributs relevés par Umberto Eco dans un petit opuscule qu'il faut lire, Reconnaître le fascisme  (Grasset).
Et quel culot d'expliquer que la sortie de l'€uro n'est plus à l'ordre du jour, histoire de ratisser plus large, au dernier moment !Que ceux et celles qui choisiront le vote blanc n'oublient pas qu'ils donneront la moitié de leur vote à la grande admiratrice de Poutine... Mais je voterai aussi pour donner mon soutien au fondateur d'En marche ! Parce que je veux croire à l'esprit de renaissance qu'il décrit. Je veux croire que le réformisme qu'il propose n'est pas juste le fait des naïfs. Je veux croire que l'on peut tenir dans une main l'efficacité économique et la lutte contre les inégalités. Je veux croire à l'Europe. Bien sûr, je peux être déçue. Pas plus que Barack Obama, Emmanuel Macron ne fera de miracles. La tâche qu'il affrontera est immense, tant notre pays est clivé, déchiré entre le bon côté de la barrière et le moins bon, entre ceux à qui tout réussit et ceux qui se sentent exclus de la marche du monde. Aucun programme ne nous dédouanera de nos responsabilités de citoyens et de chrétiens, qui se doivent d'aller à la rencontre des électeurs du FN et prendre le risque de la parole. Mais face au découragement, à la peur, au statu quo,  je choisis la confiance. •
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- 2 - L’Eglise catholique étale ses divisions au grand jour Le Monde 03-05-2017

Après avoir ébranlé les électeurs catholiques, privés de François Fillon, le candidat de la droite qui avait eu leur faveur au premier tour, l’élection présidentielle 2017 secoue aujourd’hui l’Eglise. Depuis plusieurs jours, des évêques, des prêtres, des organisations caritatives, des laïcs polémiquent à propos du second tour.
L’Eglise catholique doit-elle appeler à ne pas voter pour la candidate du Front national (FN), Marine Le Pen, voire à faire obstacle à son élection en votant pour son rival, Emmanuel Macron ? Ses représentants doivent-ils au contraire s’en tenir au plan des principes et se garder de consignes de vote ? Habituellement si réticents à étaler leurs désaccords sur la place publique, les catholiques sont aujourd’hui en pleine zizanie.
A l’origine de cette tension, le communiqué publié par la Conférence des évêques de France (CEF) dimanche 23 avril. Deux heures après la fin du scrutin du premier tour, la CEF s’était contentée de rappeler les « fondamentaux pour aider au discernement », mais sans se prononcer directement sur les deux candidats du second tour.
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